mardi 20 juillet 2021

Making-of : Médusa (Kid Icarus Uprising )

Kid Icarus Uprising est un de mes jeux vidéo préférés, avec la série des Kingdom Hearts, surtout 358/2 Days (qui est d’ailleurs à l’origine de notre tout premier cosplay), et dès sa sortie en 2012, je voulais faire le personnage de Medusa en cosplay. Le problème, c’est qu’en 2012, et même après, j’étais loin d’avoir le niveau technique pour ce projet. Je l’ai donc longtemps repoussé, pour finalement enfin considérer avoir le niveau technique, le temps et la motivation de m’y mettre. Et comme toujours, nous avons fait un binôme avec Neevillia, qui a bien voulu faire Palutena pour m’accompagner (oui bizarrement la petite toge/jupette de Pit ne la tentait guère).

Avec les articles « Making-of » je reviens sur la conception globale d’un personnage, incluant les erreurs commises en chemin, et même quand c’est possible la partie couture (dont j’ai généralement assez peu de photos…).


1. Choix du costume

Le choix a été rapide, puisqu’il n’existe qu’une seule version de Medusa dans Kid Icarus Uprising, donc aucune variation de costume. Et comme je l’ai dit plus haut, voulant le faire depuis 2012, j’étais plutôt fixée sur le choix du personnage à incarner.


2. Liste des éléments

Dire qu’il y a beaucoup d’éléments différents sur Medusa serait un euphémisme.

Outre la partie couture avec une sorte de longue toge violette (qui a elle seule possède 1) des variations de couleurs sur la jupe 2) des kilomètres de biais 3) différents galons 4) des motifs dorés sur la manche et l’épaulette), il fallait donc faire :

Une coiffe serpents (sans quoi ce ne serait pas vraiment Medusa non ?), des pampilles dorées de plusieurs formes différentes à la ceinture, un bracelet, un brassard, un gros truc indescriptible (sur sa hanche gauche), différents bijoux et bien entendu, l’imposant sceptre serpent.


3.Conception

  • Le sceptre :

En réalité j’avais esquissé un début de cosplay de Medusa dès 2014, en commençant à faire le sceptre, mais finalement, faute de techniques adaptées, et avec d’autres projets plus abordables, il avait été mis de côté.

Le sceptre est composé de trois serpents principaux, ou plutôt deux queues de serpents qui se croisent, et un troisième qui vient s’enrouler à leur base, la queue pendant le long du manche. Pour réaliser cette forme très organique, je suis partie sur une base de mousse expansive, qui serait ensuite sculptée :


La mousse est bombée sur une base en carton épais qui servira plus tard de guide de découpe. Le carton est lui collé sur une tringle à rideau à bois, qui sera elle aussi prise dans la mousse pour assurer plus de stabilité à l’ensemble.


Pour le serpent qui s’enroule, il aurait été compliqué de l’inclure directement dans la forme de base puisqu’il est perpendiculaire aux queues. En plus ça aurait été la mort de tout sculpter dans le petit espace au milieu.

Une fois les formes de queues dégrossies de leur excédent de mousse, j’ai donc fait un gabarit en carton pour la courbe du serpent (celle qui forme en C sur l’arrière du sceptre) afin que la courbe soit suffisante pour l’accrocher au corps du sceptre. Le serpent est séparé en trois : Le C précédemment évoqué, puis la tête et la queue, qui viendront s’accrocher de chaque côté du C.


Le tout est de vérifier de temps en temps en sculptant que le diamètre est bien le même partout, pour former une transition uniforme.

En parlant de transition, pour pouvoir réassembler le serpent, j’ai prévu une zone de carton non recouverte de mousse afin de pouvoir coller les pièces. Il n’y a donc de la mousse que d’un côté, et sur son homologue il en va de même pour obtenir à la fin un sandwich mousse/carton/carton/mousse.


Après assemblage, j’ai apprêté le tout avec du papier mâché, en feuille puis en pâte (J'ai un article dessus prévu)


Il ne restait plus qu’à faire le quatrième (et dernier) serpent du sceptre, ou plutôt la queue de serpent qui s’enroule autour du manche. Pour le réaliser, j’ai appliqué la même technique que pour l’occamy (cf :Making-of des Animaux Fantastiques), à savoir un fil d’aluminium enroulé autour du manche pour obtenir la forme. Puis on épaissit avec du papier alu :


Comme je comptais utiliser de la plastiroc (pâte séchant à l’air), j’ai aussi recouvert avec du scotch de masquage pour que la pâte adhère mieux.


Ensuite, c’est exactement la même chose que pour l’occamy, on ajoute progressivement de la pâte en sculptant au fur et à mesure les écailles en creux.


Avec ça le sceptre est prêt à peindre :


Je n’ai pas de photo de progression pour la peinture, mais rien de très technique à ce niveau, l’ensemble est peint en bleu noir métallisé, et le manche et les détails en doré. (On sent que j’aime bien la fabrication et pas vraiment la peinture non ?)


  • Les Pampilles :

Aussi appelées le me***ier qui pend de la ceinture (en tout cas c’est comme ça que je le concevais à la millième couche de peinture dorée). Il y a en gros trois groupes de pampilles sur la ceinture de Medusa, dont deux que je vais plus ou moins mettre ensemble, car leur conception est similaire. Il y a d’abord les trois pampilles uniques au milieu de la ceinture au niveau de sa hanche, puis les pampilles en relief qui ressemblent vaguement à des cornes, et enfin les pampilles plates et rondes, qui pendent assez bas par rapport à la ceinture. (ça va, tout le monde suit ? J’ai perdu personne ?).

En résumé : les uniques, les cornues et les plates. Pour les cornues et les plates, on va supposer qu’il y a les même derrière et donc les faire en double.


            - Les uniques, les cornues :

Pour ces deux catégories, la conception a été globalement la même, sauf que les uniques ont demandé plus de travail de détail.

J’ai commencé par faire des schémas tailles réelles des pampilles en omettant volontairement les détails pour avoir leur forme globale. Puis comme pour le sceptre, j’ai reporté ces schémas sur du carton rigide et bomber de la mousse expansive. 


Ce qui n’était pas forcément la meilleure technique, j’ai trouvé plus simple pour faire les pampilles de Palutena.

Idem pour les cornues (qui en plus sont en doubles…). Après toujours pareil, on enlève l’excédent de mousse jusqu’à obtenir la forme globale.


Et comme pour le sceptre, les pièces sont ensuite apprêtées à la pâte à papier. Comme les pièces n’avaient pas beaucoup de détails, mise à part les petites piques sur le dessus, j’ai pu les faire directement en pâte à papier. Puis les pièces ont été légèrement poncées.


Je n’ai pas forcément cherché à avoir un aspect parfaitement lisse, de même pour le sceptre, j’aimais bien cet aspect un peu pierre qui allait bien avec le personnage, je trouve.

Pour les pièces uniques, c’est exactement la même chose : carton, mousse expansive, pâte à papier. Sauf que pour d’eux d’entre elles, certains détails ont été fait en plastiroc, car ils étaient trop fin pour la pâte à papier. Comme on peut le voir sur la pièce de droite :


(les points d’interrogation sont en fait des trombones qui me servaient à suspendre les pièces pendant le séchage.)

Pour renforcer la plastiroc et avoir un rendu plus lisse, les pièces uniques ont d’abord eu plusieurs couches de colle vinylique en guise de second apprêt.

Enfin, avant d’être peinte en doré, toutes les pièces, uniques et cornues, ont été passées à la gesso noire.


            - Les plates :

Paradoxalement vu leur simplicité, les pampilles plates m’avaient donné du mal quand j’ai commencé à réfléchir au cosplay en 2014, je ne voyais pas comment faire des éléments plats mais en relief sans que ce soient des crêpes en carton. A moins de les modeler, en fimo par exemple, auquel cas elles seraient cassantes et/ou lourdes. Puis j’ai découvert la mousse EVA.

Les pampilles plates sont tout simplement découpées avec un patron dans de la mousse EVA de 5mm, les bords de toutes les découpes ont ensuite été poncés à la dremel pour leur donner un aspect arrondi.

Le fond, pour les deux modèles qui en ont un, est un simple disque de carton fort.



A ce stade là le fond n’est pas encore collé, afin de pouvoir apprêter la mousse avec du plastidip puis peindre en doré sans risquer de peindre les fonds noirs par mégarde.


Une fois apprêtées, toutes les pampilles (uniques, cornues et plates donc), sont peintes… en doré ! (quelle surprise !)


En bonus (et parce que c’est la seule photo en cours de peinture que j’ai), voici un aperçu de mon apocalypse de bureau, avec en bonus une patte-de-chat-qui-passe-dans-le-champ tm.

Toutes ces pampilles sont fixées à la ceinture grâce à des pitons collés sur le dessus durant leur conception, et par de petits anneaux pour bijoux à de minuscules œillets dorés. On ne voit pas vraiment d’œillets sur le concept art, mais je ne voulais pas juste percer le skaï au risque de le voir se déformer ou se déchirer, ou plus simplement de laisser apparaître le tissu intérieur par le trou. Pour descendre un peu plus les pampilles plates, j’ai utilisé des tiges à la place des anneaux sur lesquelles sont enfilées des perles violettes, afin qu’elles se fondent dans le tissu de la jupe.


  • La pelle/conque/truc :

Tant qu’on est sur la ceinture, autant parlé du dernier élément. Sur la hanche gauche se trouve un grand élément doré. Personnellement je l’ai toujours appelé « la pelle » à cause de la forme de la partie basse, mais je suppose que c’est censé être une sorte de coquillage ou un truc du genre.

Tout comme le reste avant lui, c’est une base de carton et de mousse expansive.

Malheureusement, j’ai peu de photo de sa conception, seulement du schéma de départ :


puis de la forme sculptée :


Ce qui est dommage, parce que contrairement au reste, j’ai utilisé une technique différente du papier mâché pour recouvrir la mousse expansive. Pour résumé, j’ai réalisé un patron à partir de la forme en mousse expansive. Patron que j’ai reporté sur de la mousse EVA de 3mm afin de créer une « coque » de mousse EVA. Un peu de la même manière qu’on fabriquerait une corne en mousse mais autour de la forme pour ne pas que la pièce, creuse ne s’écrase. 


Les piques sont, elles, modelées en pâte de mousse EVA.


  • Les éléments sans photos de progression :

Je pensais avoir plus de photos de la conception de Medusa que ça, mais en fait non… De plus, plus les éléments ont été faits tard (et donc plus la conv approchait) moins j’ai de photos… (Depuis que j’ai ce blog, j’essaie de faire un maximum de photos, donc les making-of des futurs cosplays seront normalement plus fournis. Peut-être...)

Heureusement, les éléments en question ne sont pas forcément très palpitants. Donc un peu en vrac :


- La chaîne qui pend de la pelle/coquillage a été faite en fimo, j’ai modelé puis moulé une première forme que j’ai dupliqué pour créer les maillons. Mais la chaîne était trop lourde et a cassé pendant la convention, avant même d’avoir fait des photos du costume.


-Le brassard, lui c’est un peu dommage de ne pas avoir de photo, a été fait un peu comme la pelle, en sculptant une forme de donut dans du polystyrène extrudé. Cette forme m’a permis d’obtenir un patron d’anneau. Les pièces sont en mousse de 3mm, sauf qu’au lieu de coller les extrémités pour fermer l’anneau j’ai modelé des pointes en pâte de mousse EVA.


-L’avant-bras a été très basique à faire, j’ai tout simplement utilisé un patron d’avant-bras que j’avais fait pour un autre costume, en l’agrandissant légèrement pour pouvoir l’enfiler sans ouverture. Une fois la forme de base obtenue (en mousse de 5mm), j’ai ajouté les décorations plates en mousse de 2mm, et en rondins de mousse de 2cm de diamètre. Plus qu’à peindre en noir et en doré.


  • La coiffe des serpents :

Les serpents sur la tête de Médusa sont sans aucun doute l’élément le plus représentatif du personnage. Et c’est aussi celui qui m’avait à l’origine, donnait le plus matière à réflexion.

En règle générale, les coiffes, chapeaux et casques sont toujours plus difficiles à appréhender à cause du poids. Quand un élément est un peu lourd, on peut toujours tenter de répartir son poids sur le reste du corps, notamment à la taille ou sur les épaules. Mais avec un élément de tête, tout le poids va se concentrer uniquement sur les cervicales. La tête est aussi une partie qui va beaucoup bouger donc il faut également s’assurer de l’équilibre de l’élément. Dans le cas de Médusa, même si il y a matière à amélioration, je dois admettre que la coiffe n’a pas été difficile à supporter durant toute la convention. Elle a cependant fini par glisser et basculer en avant… A deux mètres de la voiture alors que nous quittions la convention, donc ça va.

Même si j’évite au maximum de faire des modifications sur le design d’origine (après tout si on change tout, c’est plus vraiment un cosplay), j’ai choisi d’en faire une ici : dans le design d’origine, les serpents et les cheveux de Médusa se dresse sur sa tête. Pour me simplifier (un peu) l’existence, j’ai décidé de partir sur une perruque noire mi longue, et de ne faire que quelques mèches accompagnant les serpents. Faire tenir toute une perruque contre la gravité (sans pour autant apercevoir le filet ou mes propres cheveux) aurait été mission impossible, à mon niveau.

De même pour des raisons de stockage, les serpents sont dissociés de la perruque. Ils sont montés sur un serre-tête noir qui se fond dans la perruque.

A l’origine, je pensais faire les serpents un peu comme des peluches, en rembourrant des tubes de tissu. Mais le rembourrage est traître. Ça a l’air léger comme ça, mais pour conserver la forme, il faut le tasser, beaucoup. Et finalement, on doit mettre beaucoup de rembourrage ce qui finit par faire lourd (Ce n’est pas TheMom et ses tentacules d’Ursula qui diront le contraire).

Finalement les corps des serpents sont composés de quatre éléments mis les uns dans les autres : tout d’abord une longueur de fil de tension (seul élément un peu lourd, mais il permet aux serpents de conserver leur forme), glissée dans une gaine pour câble (celle-ci empêche le fil de tension de perforer les autres couches). La gaine est elle-même glissée dans un manchon d’isolation en mousse (qui donne le diamètre final du serpent). Enfin le tout est couvert d’un tissu extensible. Chaque extrémité du tube correspondra à un serpent. (Alors autant le sceptre n’avait que les queues, autant la coiffe a que les têtes). Avec quatre tubes, on obtient donc huit serpents.

Avant de mettre le tissu et se finaliser les têtes, j’ai provisoirement fixé les serpents au serre-tête pour faire un premier essayage :

(Oui à ce niveau-là de la conception, ça ressemble plus à un porte-manteau mécontent qu’autre chose)


J’avais prévu large avec un mètre par tube, mais clairement il fallait réduire. Une fois les tubes recoupés (ou plutôt, le manchon, la gaine et le fil recoupés), on pouvait s’intéresser aux têtes. Sur le concept art, trois serpents sont bouches ouvertes, les autres non. Donc j’ai fait trois serpents ouverts et 5 fermés. Les serpents bouche fermée sont fait sur une base d’œuf en polystyrène (toujours dans une volonté de réduction de poids), épaissie avec du papier aluminium, les bouches ouvertes eux, sont pour l’instant réduit à une demi boule de polystyrène. Deuxième essayage :


Je ressemble toujours autant à un porte-manteau, voir même plus. Mais c’est maintenant un porte-manteau content !


L’extérieur du corps est fait à partir d’un tube de lycra effet serpent vert pour sept serpents et orange pour le dernier. Du coup pour éviter que la texture du papier aluminium se voit à travers du tissu tendu, et pour atteindre le bon volume, les têtes des serpents bouche fermée sont modelées avec de la fimo air light. De même pour les serpents bouches ouvertes, où l’aluminium est remplacé par du carton fin, afin de faire une base pour la fimo air.

Au passage, la fimo air light est censé être une sorte de pâte fimo séchant à l’air ou au micro-onde, mais j’ai pas trouvé le résultat terrible. Un jour il faudrait que je fasse un article guide pour les pâtes de modelages.

Après quoi, les serpents sont détachés pour enfiler les tubes de lycra, comme des chaussettes pour les bouches fermées, et en collant le tissu au bord du modelage pour les bouches ouvertes. Le bord du lycra et l’intérieur de la bouche est ensuite caché par une plaque de mousse EVA 2mm.


Une fois les serpents fixés définitivement au serre tête, j’ai rajouté des bandes de cheveux pour à la fois cacher les fils de maintien des serpents, correspondre un peu plus au concept art au cheveux dressés, et servir de transition avec la perruque dessous.


(Pour ne pas qu’elles s’emmêlent, j’avais épinglé les bandes à la tête en polystyrène, du coup on dirait un peu qu’elle a de la barbe)


4. La couture

La réalisation de la partie tissu du costume n’a pas été sans peine, principalement pour découper l’ensemble et comprendre comme s’agençait les différents éléments du costume. Finalement il n’y a que trois éléments : la jupe, le haut et la ceinture. Mais cela n’a pas été une mince affaire pour que tout tombe correctement notamment le placement du biais doré.

(mon mannequin est plus mince que moi, donc le costume, surtout au niveau de la taille tombe un peu bizarrement)


  • La jupe :

La jupe est d’abord composée de plusieurs couches d’organza rouge et violet. Puis ensuite de deux panneaux de satin duchesse violet.


Pour la bordure, j’ai réalisé un pochoir réutilisable (tiens il faudrait que j’en fasse un post dédié à l’occasion). Le motif est peint à la peinture acrylique doré (la même que les accessoires pour conserver la même teinte), non pas directement sur les panneaux mais sur une bande séparée, afin de pouvoir poser plus facilement du biais sur les deux côtés du motif.


  • Le haut :

Le haut est entièrement en satin duchesse violet pour la base. Il est réalisé d’une seule pièce sur le modèle d’une manche kimono, seul le col et l’épaulette sont réalisés séparément.


Comme le haut est entièrement ouvert sur un côté, il y a une petite sangle sur la hanche afin d’éviter que les pans glissent et ressortent de dessous la ceinture.

Comme pour la jupe, les motifs de la bordure sont peints grâce à un pochoir sur une bande de satin doré (qui est un reste de la doublure du manteau de Loki d’ailleurs), puis la bordure est cousue et bordée de biais.

Le motif de la manche est lui, peint directement sur le tissu du haut, mais toujours à l’aide d’un pochoir. Je préférai tâtonner pour trouver pile le bon motif plutôt qu’y aller free style sur le haut. Puisque comme c’est une manche kimono, il était impossible de la démonter et la remplacer si je me loupais. Est-ce que j’ai déjà dit que je détestais la peinture ?


  • La ceinture :

En théorie la ceinture du Médusa est une simple bande de tissus légèrement arrondie bordée de biais. D’après moi, les longs triangles descendant sur la jupe font partie de la continuité du haut, mais il était tout simplement impossible de faire ça, à moins de réduire le nombre de triangle et d’avoir le système d’attache du haut apparent. C’est pourquoi TheMom et moi avons triché et fixant les triangles non pas sur le haut mais cousus à l’intérieur de la ceinture, afin de donner l’illusion qu’ils descendent bien du haut.


Pour leur donner du mouvement, les triangles sont armés de fil de fer et… bordés de biais doré. Quelle surprise !


  • Le périple du biais doré :

Fun fact à propos du biais doré justement : Quand j’ai acheté le matériel couture pour Medusa, j’ai acheté tout ce qui restait du rouleau de biais de la mercerie. Comme il était à peine entamé, cela faisait 23m (sur un rouleau de 25). TheMom s’est demandée si ce n’était pas trop, mais je me suis dit qu’au pire cela servirait toujours, car bizarrement j’ai souvent utilisé ce biais de satin doré dans mes costumes.

Mais on s’est rapidement rendu compte que le biais partait extrêmement vite. Rien que pour la base de la jupe (sans la bordure), il y a quelque chose comme 8 mètres de biais. Pas grave, il suffisait d’en acheter plus. Sauf que la mercerie où je l’avais acheté a brûlé entre temps. Sérieusement. Et qu’aucune des merceries du coin n’avait ce modèle en particulier seulement du biais de satin jaune ou une sorte de synthétique pailleté. Idem sur le net.

Par chance j’avais toute la référence (marque, code couleur…) du biais car la mercerie m’avait laissé le rouleau lors de mon achat. Et une mercerie de la ville, qui n’avait pas ce biais mais travaillait avec un fournisseur de cette marque a pu, grâce au code de référence, m’en commander. A la condition que j’achète un rouleau entier, et encore ce n’était pas sûr qu’il arrive à temps.

Pendant que j’attendais le précieux rouleau (en plus la couture était plus ou moins en stand by, puisqu’il était impossible de poser les bordures sans le biais), la mercerie qui avait brûlé et réouvert en ligne. Au cas où, j’ai donc commandé 10 mètres chez eux, afin d’être sure qu’une des deux commandes arrive dans les temps. Finalement, les deux sont arrivées. En tout (en comptant les premier 23 mètres), Médusa a un peu plus de 32 mètres de biais doré. Et moi, j’ai un stock de 28 mètres en rab’ au cas où...


  • Le morphsuit :

Pour ne pas avoir à me peindre entièrement, et parce que le haut est grand ouvert sur tout un côté de la poitrine, j’ai utilisé un morphsuit blanc. Comme la taille de ce genre de combinaison est basée sur la hauteur de la personne, il a fallu le reprendre un peu partout, notamment au niveau des bras et de la taille. C’est Neevillia qui s’est sacrifiée pour lutter contre l’horreur de coudre du lycra, tout en ricanant, car pendant l’essayage pour épingler je (et je la cite) « ressemblais à un gros spermatozoïde » Il faut dire qu’à ce moment-là, la combinaison avait encore sa cagoule. Et non, je n’ai pas de photo.

J’ai ensuite simplement peint le bas des manches/gants à l’aérographe pour faire le dégradé.


Et donc, rendu final :



Conclusion

Pour être honnête, j’ai des sentiments mitigés sur ce costume. Et franchement les rares photos du costume porté que j’ai n’aident pas vraiment. Prises vers la fin de la conv, certains éléments ont commencé à bouger, et TheLittleSis 2 c’est un peu Jean-Michel Cadrage, elle prend tout en photo, sauf toi dans ton costume. Sur la plupart, vous pouvez surtout admirer le mur du fond, avec un petit bout de Médusa et de Palutena en décoration. Un jour je ferais une compil de ses photos.

C’est un costume que je voulais faire depuis extrêmement longtemps, et que j’ai souvent repoussé à plus tard. Après la conv, j’étais plutôt contente du résultat. Et globalement, le costume est bien. Globalement étant le bon mot : il n’y a aucun élément que je trouve totalement raté, mais je trouve que la plupart manque de travail (et de temps) pour passer de « bien » à « excellent » (« parfait » c’est même pas la peine d’y penser avec moi !). Pour faire quelques photos d’éléments terminés, j’ai ressorti le costume, un an et demi après l’avoir rangé, et je dois admettre que je suis, avec le recul, plutôt satisfaite en redécouvrant mon boulot, mais c’est toujours pareil, la forme est bien et la peinture est à ch*er.

Pour chaque cosplay en making-of, je souligne un(des) point(s) négatif(s), et au contraire, j’essaie de trouver au moins un élément positif.


Ce que je ferais différemment :

- Tout ? Plus sérieusement :

- Les accessoires sont bien mais manquent de profondeur, il aurait fallu travailler les ombres pour faire apparaître plus de détails.

- La coiffe gagnerait à être plus volumineuse, peut-être avec deux serpents de plus et plus de cheveux dressés.


Ce que j’aime :

- La forme du sceptre. C’était un des premiers gros accessoires que je faisais et je trouve les différents serpents plutôt réussis.

- La coiffe, même si elle est un peu maigre, c’était un des éléments les plus complexe, et honnêtement elle fait le job, tout en étant relativement confortable à porter toute la journée.

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Un jour, il faudrait que je prenne le temps de faire toutes les corrections qui m’énervent. On améliore ?


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